Quels stylos utilisons-nous pour réaliser nos dessins à l'encre de Chine ?
- 2 août
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Lorsque nous présentons nos dessins lors d'expositions ou de salons, une question revient presque à chaque rencontre :
« Avec quels stylos réalisez-vous vos dessins ? »
La réponse surprend souvent.
Derrière chacun de nos dessins se cachent plusieurs dizaines d'heures de travail, mais également des outils soigneusement sélectionnés pour leur précision et leur fiabilité. Bien que les Faber-Castell Pitt Artist Pen soient en réalité des feutres à encre de Chine pigmentée, nous les appelons souvent « stylos », tout simplement parce que c'est ainsi que la plupart des visiteurs les désignent.
Au fil des années, nous avons trouvé dans cette gamme un équilibre parfait entre finesse, régularité du trait et qualité de l'encre. Ils nous accompagnent aujourd'hui dans chacune de nos créations, qu'il s'agisse de dessiner une locomotive, une automobile ancienne, un monument historique, un paysage ou encore le portrait d'un animal.
Pourquoi avoir choisi les Faber-Castell Pitt Artist Pen ?
Le choix d'un outil est essentiel lorsqu'un dessin demande parfois 30 à 50 heures de travail, voire davantage.
Nous recherchions avant tout une encre d'un noir profond, capable de conserver toute son intensité au fil des années, sans perdre en précision. Les Faber-Castell Pitt Artist Pen répondent parfaitement à ces exigences grâce à leur encre de Chine pigmentée, reconnue pour sa résistance à la lumière, son séchage rapide et la régularité de son trait.
Cette constance est indispensable dans notre travail. Lorsqu'un dessin est composé de milliers de traits, la moindre variation d'encre ou d'épaisseur peut modifier l'équilibre de l'ensemble.
Trois pointes, trois fonctions
Contrairement à une idée reçue, un dessin à l'encre de Chine ne se réalise pas avec un seul outil.
Nous utilisons principalement trois pointes différentes, chacune ayant un rôle bien précis dans la construction du dessin.
La pointe XS : le cœur de notre travail
Parmi les trois pointes utilisées, la XS est de très loin celle qui nous accompagne le plus souvent.
C'est avec elle que naît la majorité de nos dessins.
Sa finesse exceptionnelle permet de reproduire les moindres détails avec une très grande précision : pierres d'un bâtiment, menuiseries, rivets d'une locomotive, rayons d'une roue, textures du bois, nervures d'une feuille ou encore le pelage d'un animal.
Pendant plusieurs dizaines d'heures, c'est cette pointe qui construit patiemment le dessin, trait après trait.
Sans elle, il serait impossible d'obtenir le niveau de détail qui caractérise nos œuvres.
La pointe M : trouver le bon équilibre
La pointe M intervient principalement pour structurer le dessin.
Elle permet de renforcer certains contours, de travailler les volumes et d'équilibrer les différentes zones de l'illustration sans perdre en finesse.
Elle vient naturellement compléter le travail réalisé avec la pointe XS.
La pointe C : une pointe biseautée pour les contrastes
La pointe C possède une forme biseautée, ce qui lui permet de couvrir rapidement des surfaces plus importantes.
Nous l'utilisons pour réaliser les aplats noirs, accentuer les ombres profondes et renforcer les contrastes.
Ces masses sombres mettent en valeur les zones plus lumineuses et donnent davantage de force à la composition.
Un feutre usé n'est jamais un feutre perdu
C'est sans doute l'une des choses qui surprennent le plus les personnes qui découvrent notre façon de travailler.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, nous ne remplaçons pas immédiatement un feutre lorsqu'il commence à s'user.
Bien au contraire.
Lorsqu'un Faber-Castell Pitt Artist Pen arrive progressivement en fin de vie, son encre devient naturellement moins intense. Ce noir profond laisse alors apparaître des gris très subtils qu'il serait difficile d'obtenir avec un feutre neuf.
Nous profitons volontairement de cette évolution pour créer des nuances plus douces.
Ces gris sont particulièrement utiles pour dessiner les arrière-plans, les paysages lointains ou encore le troisième plan d'une composition.
Ils permettent de créer une perspective plus naturelle et d'accentuer la profondeur du dessin sans ajouter de couleur.
Chaque feutre est donc utilisé jusqu'au bout de son potentiel.
Ce qui pourrait sembler être un outil usé devient finalement un véritable allié pour enrichir le dessin.
Le matériel ne remplace jamais le savoir-faire
On nous demande parfois si le secret de nos dessins réside dans les stylos que nous utilisons.
La réponse est simple : non.
Les meilleurs outils ne remplaceront jamais le regard de l'artiste, son sens de l'observation, sa patience et les nombreuses heures consacrées à chaque création.
Le matériel est un moyen d'exprimer une vision, jamais une garantie de réussite.
Chaque œuvre est le fruit d'un long travail de préparation, d'observation et d'exécution, entièrement réalisé à la main.
Une technique au service de chaque sujet
Qu'il s'agisse d'une voiture de collection, d'une locomotive historique, d'un monument, d'un village alsacien ou du portrait d'un animal, notre objectif reste toujours le même : retranscrire fidèlement chaque détail avec la finesse qui caractérise le dessin traditionnel à l'encre de Chine.
Chaque trait est réfléchi.
Chaque contraste est construit.
Chaque dessin raconte une histoire.
💡 Le conseil de l'atelier
Avant chaque séance de dessin, nous réalisons quelques traits sur une feuille de brouillon. Ce simple geste permet de vérifier l'intensité de chaque feutre et de choisir immédiatement celui qui offrira le gris ou le noir recherché.


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